Nucléaire renouvelable

Cet article anti-nucléaire:

http://www.sortirdunucleaire.org/accord-franco-japonais

fait réagir le RESSEC, Réseau des Écologistes et Socialistes pour la Sortie des Énergies Carbonées, comme suit:

5 mai 2014 : Visite de Shinzo Abe en France : le RESSEC salue un projet d’accord courageux pour les Français comme pour les Japonais

Selon le Yomiori Shimbun, la France a demandé au Japon de relancer le  surgénérateur de Monju afin de pouvoir y tester les combustibles d’Astrid, prototype de réacteur de quatrième génération développé par le CEA ! Ce projet doit être officialisé lors d’une rencontre au sommet le 5 mai, à l’occasion de la visite en France du premier ministre M. Shinzo Abe. Le RESSEC salue un projet d’accord courageux pour les Français comme pour les Japonais et appelle les parlementaires à soutenir sa signature.

La presse japonaise dévoile un accord nucléaire franco-japonais imminent

Selon le quotidien Yomiuri Shimbun, la visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe en France doit déboucher sur la signature lundi 5 mai d’accords de recherche sur le nucléaire dit « de 4ème génération ». Dans le cadre de ces recherches, la France ferait appel au Japon pour pouvoir utiliser le surgénérateur de Monju, à l’arrêt depuis bientôt 4 ans, afin de pouvoir y tester le combustible au plutonium du prototype de réacteur Astrid (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration).

Selon le quotidien, pour répondre aux demandes répétées de la France, le gouvernement japonais compterait accélérer les réformes de l’Agence Japonaise de l’Énergie Atomique afin de faire en sorte que Monju passe les tests de sûreté pour être relancé .

Un accord courageux pour les Français comme pour les Japonais

Si cet accord est effectivement signé, il permettra au CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives) de pousser encore plus loin ses pions pour la réalisation d’Astrid, replaçant enfin les Français et les Japonais dans la course au nucléaire propre et durable. Comme il en a été question lors des débats sur la transition énergétique, l’industrie nucléaire poursuit ainsi le développement d’une filière d’avenir, vertueuse pour la réduction de la pollution atmosphérique et la protection du climat, avec des bénéfices économiques dont les deux pays ont bien besoin pour restaurer leurs économies plmobées par une dépendance excessive aux hydrocarbures et au charbon.

Cet accord serait le bienvenu pour les Japonais, victimes d’un accident nucléaire qui retarde le redémarrage de réacteurs qui ont prouvé leur fiabilité lors du tremblement de terre et du tsunami de 2011, à l’exception de la seulel centrale de Fukushima Dai-Ichi, qui aurait dû être mise à l’arrêt définitif début mars 2011. Sa signature surviendrait à peine quelques semaines après que la nouvelle autorité de sûreté nucléaire indépendante ait, signe d’une transparence encore indédite au Japon, rendu public des irrégularités dans les rapports d’inspections de nombreuses installations nucléaires. Pour les dirigeants français et japonais, l’amélioration des conditions de contrôle et de sécurité dans l’industrie nucléaire est désormais suffisante pour protéger les populations !

Les surgénérateurs, une technologie à relancer d’urgence !

Les surgénérateurs, réacteurs nucléaires utilisant du plutonium et du sodium, constituent une technologie intrinsèquement vertueuse. La France et le Japon sont parmi les premier pays au monde à avoir exploré cette voie, malheureusement mise en parenthèse depuis 15 ans, tandis que Russes, Chinois et Indiens rattrapaient leur retard. Il est désormais stratégique pour le Japon et la France de revenir dans la course et capitaliser ainsi sur leur avance technologique, en revitalisant une coopération mise à mal par l’activisme anti-nucléaire qui sévit dans les deux pays.

Or, le démarrage des premiers réacteurs de troisième et quatrième génération est un préalable indispensable à la rénovation et au renforcement des parcs nucléaires français et japonais dans les années 2020-2050, dans l’optique de dépolluer et décarboner nos économies grâce à l’électricité propre, durable, disponible à la demande et à un coût raisonnable. De plus, un parc mixte EPR-RNR est la clé du nucléaire renouvelable, grâce au multirecyclage du combustible et des produits de fission, garantie de siècles d’autonomie à un coût de production stable et de la réduction significative des déchets nucléaires. Les anti-nucléaires l’ont bien compris: c’est pourquoi ils s’y opposent.

Quant à Astrid, ce réacteur de 4ème génération, digne héritier des pionniers Phénix et Superphénix, qui fonctionnèrent plusieurs années en produisant de l’électricité après avoir permis de résoudre tous les problèmes découverts pendant la phase de mise au point de ces prototypes industriels, son lancement ne saurait être différé plus longtemps, à l’heure où le gouvernement français recherche des relais de croissance et de relance du « fabriqué en France ».

Quel est le sens de la loi de transition si des projets aussi lourds que les programmes EPR et RNR ne sont pas rapidement lancés en parallèle, avec le soutien du Parlement et de la population, bien entendu ? Le RESSEC appelle les parlementaires français, qui sont les premiers concernés par les choix stratégiques d’orientation de la politique énergétique française, à soutenir et communiquer la signature de cet accord idéal pour relancer la filière des surgénérateurs, aussi bien en France qu’au Japon.

Pour en savoir plus sur le réacteur Astrid :

 

http://www.sfen.org/Le-projet-ASTRID

http://www.cea.fr/energie/astrid-une-option-pour-la-quatrieme-generation

http://fr.wikipedia.org/wiki/ASTRID_%28r%C3%A9acteur%29

En conclusion, le RESSEC se désole du retard pris dans la lutte contre le changement climatique à cause des antinucléaires et félicite le Président de la République et le Gouvernement pour son action en faveur du nucléaire de quatrième génération, en espérant qu’il sera possible d’accélérer le mouvement compte tenu de l’urgence de la situation climatique et économique.

UN EURO POUR UN DOLLAR , C’EST MAINTENANT !

L’euro fort tue l’emploi et augmente les émissions de GES.

Cette simple constatation devrait d’imposer aux décideurs politiques européens: un cours de changes d’un euro pour un dollar résoudrait beaucoup de problèmes économiques, sociaux et écologiques en Europe.

Pourquoi ne pas en faire l’enjeu principal des prochaines élections européeennes?

Alors que les spécialistes de la lutte contre le changement climatique cherchent un moyen de parvenir un jour à une taxe carbone, une mesure simple à effets multiples est sans cesse repoussée: baisser le cours de l’Euro. Imposé par l’Allemagne, l’euro fort sert surtout à une chose: baisser le prix des importations, notamment d’hydrocarbures et de charbon.

Or qui a le plus besoin d’importer d’énormes quantités d’hydrocarbures et de charbon en Europe? Surtout l’Allemagne. A titre de comparaison, en 2011, les importations de charbon, pétrole et de gaz (données AIE – Agence Internationale de l’Energie) de l’Allemagne (234 MTEP, dont 33 MTEP de charbon, 126 MTEP de pétrole et 75 MTEP de gaz) étaient presque le double de celle de la France (157 MTEP, dont 10 MTEP de charbon, 102 MTEP de pétrole et 41 MTEP de gaz). Il y aurait bien quelques effets amusants (le charbon allemand deviendrait moins cher à l’exportation) mais anecdotiques. Mais il y aurait surtout des effets bénéfiques sur la réduction de la pollution atmosphérique et du chômage en Europe, en favorisant les énergies décarbonées.

De plus, augmenter le prix des importations aurait pour effet bénéfique de rendre plus compétitives les entreprises françaises. Le seul inconvénient serait de réduire notre capacité à investir à l’étranger et à partir en vacances. Ces petits sacrifices semblent bien dérisoires par rapport aux avantages, immédiats et complètement compatibles avec toutes les législations internationales.

 

Alors qu’attendons-nous pour sauver nos emplois et le climat ?

BAISSONS L’EURO : UN EURO POUR UN DOLLAR, C’EST MAINTENANT !

 

 

NB: Le mégaTEP (MTEP = millions de tonnes équivalent pétrole) est une unité qui représente l’énergie contenue dans une certaine quantité de gaz ou de pétrole. Cela permet d’additionner différentes qualités d’hydrocarbures en tenant compte de l’énergie qu’ils représentent, donc de leur valeur économique utile et de les comparer à d’autres formes d’énergie.

 

Sources:

http://www.iea.org/statistics/statisticssearch/report/?&country=FRANCE&year=2011&product=Balances

http://www.iea.org/statistics/statisticssearch/report/?country=GERMANY&product=balances&year=2011

Produits     : products

Allemagne:germany

France        :    france

Un pic? Que dis-je? C’est un CAP !

Le RESSEC profite du pic de pollution dans un bon tiers des agglomérations françaises, particulièrement sensible à Paris, Lille et Lyon, pour vous avertir que :

– 2014 s’annonce comme une année record en pics de pollution et de température dans l’hémisphère Nord, en raison du maximum solaire en cours depuis un an, dont l’activité dépasse des prévisions de baisse de l’activité solaire aujourd’hui remises en cause [1]

– bien que partiellement reprises dans le projet municipal d’Anne Hidalgo, nos propositions visaient à aller plus vite dans la lutte contre le trafic de fuel domestique (en renforçant les contrôles du Service des Douanes au portes de Paris sur les véhicules roulant au fuel domestique, générateurs de 10 à 100 fois plus de particules que le gazole), convertir toute la flotte de véhicules et les outils de la MGP – Métropole du Grand Paris à l’électricité d’ici 2020, interdire les scooters thermiques dès 2020 dans Paris et 2025 dans la MGP, accélérer la création de voies cyclables et de toits verts (pas PV), passer en zone 30 toutes les rues à sens et voie unique dès 2020 à Paris, 2025 dans la MGP. Si on y va deux fois trop lentement, cela prendra 20 ans au lieu de 10. Les industriels français de bus, camions, scooters, véhicules spéciaux et outils électriques sont prêts et ont besoin de commandes publiques pour démarrer.

Paris , membre des C40 Cities, peut se permettre de payer le démarrage (éventuellement les pots cassés) pour que le reste de la région Ile-De-France, mais aussi les autres agglomérations de France, en profitent: une belle action de solidarité entre territoires!

Le RESSEC remercie et félicite l’actuelle première ajointe au Maire de Paris et candidate Anne Hidalgo pour sa prise de position courageuse:

« Il y a une urgence à sortir des énergies fossiles« . [2]

La sortie des énergies fossiles: un CAP à fixer dès 2014 dans toutes les communes de France !

Sources:

[1] voir http://www.spaceweather.com/ et http://www.swpc.noaa.gov/SolarCycle/

[2] discours d’Anne Hidalgo, hier au Cirque d’Hiver à Paris

http://videos.tf1.fr/infos/2014/meeting-d-anne-hidalgo-il-y-a-une-urgence-a-sortir-des-energies-8382407.html

Réchauffement climatique: peut-on encore se permettre d’attendre?

Le super-typhon Haiyan nous rappelle à la dure réalité :

le réchauffement climatique n’attend pas !

Bien au contraire, il s’amplifiera tant que nous ne réduirons pas les émissions de Gaz à Effet de Serre. Alors que la nature nous offre un moyen relativement simple pour réguler à notre guise le climat, nous continuons à utiliser ce moyen de la manière la pire qui soit: nous brûlons des sources d’énergie fossile pendant une période interglaciaire, alors qu’elles auraient été bien utiles pour amortir la prochaine glaciation. Or, ces énergies fossiles ne sont pas renouvelables: elles ont mis des centaines de millions d’années à se constituer. Nous devions arrêter de les consommer dans les années 2000, mais nous avons fait l’inverse. Il est urgent de sortir des énergies fossiles. Combien de cataclysmes faudra-t-il encore pour marquer au fer dans nos esprits cette impérieuse nécessité?