Bilan 2014 : énergie et climat à Paris

Bonjour

Aucune température diurne négative et moins de 3 gelées nocturnes:

2014 est l’an zéro du réchauffement climatique à Paris!

2015 sera l’an I avec la cop21.

En attendant, voici quelques résultats encourageants pour la France, qui a pris en 2012 et 2013 la tête des énergies renouvelables en Europe , grâce à son mix Energétique équilibré, sans aucune baisse arbitraire du nucleaire.

L’analyse de l’énergie est malheureusement compliquée: le bilan de l’année n’est disponible qu’en fin de l’année suivante, donc il s’agit bien du bilan définitif 2013 et non 2014.

Le Developpement de l’agriculture raisonnée et de l’élevage extensif y joue aussi un rôle. Mais ces résultats montrent surtout l’ineptie que constitue l’Energiewende qui a précipité l’Allemagne, jusqu’alors leader en Europe, dans les bas-fonds du classement européen et en tête des pays pollueurs (DE: 760, FR: 344 MtCO2), avec en prime un énorme désastre agricole dû au développement non maîtrisé de la méthanisation subventionnée, lequel se traduit par une perte des surfaces agricoles disponibles pour l’alimentation au point d’obliger l’Allemagne à augmenter ses importations de céréales, tandis que les pays producteurs d’électricité hydraulique et nucleaire jouissent d’une baisse importante de la pollution malgré une augmentation de la consommation d’électricité de 2%.

photo 1 et 2

2014: début de la fin des véhicules polluants à Paris ?

Photo 3

Un test réalisé le 24 décembre prouve que Paris est bien plus agréable pour les piétons et les cyclistes lorsqu’il y a moins de voitures en circulation. Le parcours ci-dessus a été réalisé sans danger ni pollution subie avec un gain de temps de 5′ (29 au lieu de 24).

Photo 4

Paris n’avait pas été fermée aux véhicules (mesure extrême et peu réaliste), mais il y en avait deux fois moins que d’habitude. Je crois que l’on ne peut pas parler d’écologie à Paris sans prendre de mesures en ce sens. Il faut non seulement des véhicules plus propres, mais aussi donner la priorité aux véhicules non polluants en interdisant l’accès aux véhicules polluants. Les professionnels doivent passer aux véhicules hybrides rechargeables (et alors passer en mode électrique dans Paris intra-muros) ou 100% électriques. La limitation à 30 km/h doit être généralisée à toutes les voies de circulation étroites (rues à une seule voie) avec contresens cycliste. Les infractions doivent être davantage prévenues, notamment les scooters empruntant trottoirs et pistes cyclables.

Enfin, des voies cyclables en site propre complètement sécurisé devraient être créées en bordure ou en surplomb des voies ferrées, circulaires le long de la petite ceinture, et radiales le long des lignes paris-banlieue. Ces mesures étaient prévues dans le programme d’Oser Paris et ont été citées depuis: nous attendons leur mise en oeuvre.

NB: il y a un vide juridique dans le programme actuel de la mairie de Paris pour sortir du diesel en 2020 : les deux roues essence polluants (ils consomment tous bien plus de 2 litres aux 100 km pour un seul passager). Il faut les interdire dès 2020 et imposer les deux roues électriques, sinon le report vers les scooters essence sera massif.

Bon réveillon!

Ressec.wordpress.com

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Loi transition énergétique: schizophrénie à propos de l’empreinte des EnR… (Titre IV)

12 fois plus de cuivre dans une éolienne que dans une centrale nucléaire, etc… alors faisons appliquer cette loi :

Extrait du « TITRE IV » transmis au sénat :

LUTTER CONTRE LES GASPILLAGES ET PROMOUVOIR L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE :
DE LA CONCEPTION DES PRODUITS À LEUR RECYCLAGE

Article 19
5° La transition vers une économie circulaire.
I ter (nouveau). – Après le même article L. 110-1, il est inséré un article L. 110-1-1 ainsi rédigé :
Art. L. 110-1-1. – La transition vers une économie circulaire appelle une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des matières premières primaires ainsi que, en priorité, un réemploi et une réutilisation et, à défaut, un recyclage des déchets, des matières premières secondaires et des produits. La promotion de l’écologie industrielle et de la conception écologique des produits, l’allongement de la durée du cycle de vie des produits, la prévention des déchets, des polluants et des substances toxiques, le traitement des déchets en respectant la hiérarchie des modes de traitement, la coopération entre acteurs économiques à l’échelle territoriale pertinente et le développement des valeurs d’usage et de partage et de l’information sur leurs coûts écologique, économique et social contribuent à cette nouvelle prospérité.

Conclusion : Tout à fait d’accord avec cet article L.110-1-1.

Cependant il condamne les éoliennes et les panneaux photovoltaïques.

En effet, dans une éolienne terrestre qui produit pendant 20 % du temps, l’équivalent de sa pleine puissance, il faut dimensionner la partie électrique pour la puissance maximum. Donc, si on la compare à la machine électrique d’un groupe turbo-alternateur de centrale thermique ou nucléaire qui produit pendant 80 % du temps l’équivalent de sa pleine puissance, l’éolienne a énergie produite identique sur l’année va immobiliser 4 fois plus de cuivre. Mais dans un groupe turbo-alternateur, le refroidissement direct du cuivre permet des densités de courant électrique 2 fois supérieures. L’éolienne immobilise donc pour son générateur électrique 8 fois plus de cuivre. Mais ce n’est pas tout, les éoliennes modernes produisent un courant électrique à tension régulée mais à fréquence et intensité variables. Ce courant électrique ne peut donc pas être injecté sur le réseau électrique. Il faut le redresser et ensuite l’onduler d’où une nouvelle immobilisation de cuivre. Au total et pour les machines performantes, il faut compter sur 12 fois plus de cuivre dans une éolienne terrestre que dans un groupe turbo-alternateur produisant la même énergie électrique annuelle.
Or le cuivre est un métal rare, donc cher et ceci d’autant plus que la qualité exigée est très élevée. Son extraction et sa purification font intervenir des process très polluants.

Les aimants permanents demandent des alliages contenant des terres rares de la famille des lanthanides. Eux aussi sont très onéreux et nécessitent des process de purification très polluants. Ils sont pour la plupart d’entre eux importés de Chine.

Puis il faut raccorder au réseau électrique une machine qui ne produira sa pleine puissance que 20 % du temps. Il faut cependant que le raccordement soit dimensionné pour la pointe de puissance. Par rapport à un groupe turbo-alternateur produisant la même énergie annuelle, il faut immobiliser des câbles qui contiennent 4 fois plus d’aluminium. Métal également difficile à extraire par des process polluants.

Enfin, ces machines ne peuvent pas, par construction, participer aux services exigés par le système électrique c’est-à-dire, le réglage de la fréquence et de la tension.

S’agissant des panneaux photovoltaïques tous importés de Chine, ils ont un contenu en carbone plus important que le carbone qu’ils permettront d’éviter pendant leur cycle de vie. (NDLR: en France)

En revanche cet article justifie pleinement le choix responsable fait par la France sur la fermeture du cycle du combustible nucléaire. En effet, le retraitement permet de récupérer les matériaux fissiles comme le plutonium et l’uranium 235 de retraitement. Il permet également de trier les déchets et de les classer en fonction du risque qu’ils feraient courir s’ils étaient dispersés dans l’environnement et de leur période (ou demi-vie) radioactive. Puis d’adapter les conteneurs et les sites de stockage en conséquence. A noter que la réutilisation du plutonium divise par 2 la masse des transuraniens ou actinides mineurs. Un pays qui déploie une industrie nucléaire doit adopter le cycle fermé pour ne laisser aux générations futures que des déchets dûment répertoriés suivant en cela le Plan National de Gestion des Déchets Radioactifs approuvé par les Parlementaires

(Source : extrait d’un rapport de http://www.sauvonsleclimat.org en cours sur la PLTECV)

« Comprendre la défectueuse pensée concernant la lutte contre le changement climatique » (traduction)

Biais, quand tu nous tiens !

Traduction de l’article : « Understand faulty thinking to tackle climate change« 

http://www.newscientist.com/article/mg22329820.200-understand-faulty-thinking-to-tackle-climate-change.html

 

« Comprendre la défectueuse pensée concernant la lutte contre le changement climatique »
• Le 18 Août 2014 en George Marshall
• NewScientist 2982.

La nature amorphe du changement climatique crée des conditions idéales pour le déni humain et le biais cognitif consistant à le tenir à l’arrière-plan.
Daniel Kahneman : « Je suis vraiment désolé, »me dit-il,  « mais je suis profondément pessimiste. Je ne vois vraiment pas de chemin vers le succès sur le changement climatique.»
Kahneman a remporté le prix Nobel d’économie 2002 pour ses recherches sur les biais psychologiques qui faussent la prise de décision rationnelle. L’un d’eux est «l’aversion aux pertes », ce qui signifie que les gens sont beaucoup plus sensibles aux pertes qu’aux gains. Il considère le changement climatique comme un déclencheur parfait: un problème lointain qui exige des sacrifices maintenant pour éviter les pertes incertaines dans un lointain futur. « Cette combinaison est extrêmement difficile à accepter pour nous », me dit-il.
Le point de vue de Kahneman est largement partagé par les psychologues cognitifs. Comme Daniel Gilbert de l’Université Harvard qui déclare: « Un psychologue pouvait à peine imaginer un meilleur scénario pour une paralysie. »
Les gens d’autres disciplines semblent également voir le changement climatique comme un problème «parfait». Nicholas Stern, auteur de l’ influent rapport Stern sur ​​l’économie du changement climatique, la décrit comme la «parfaite défaillance du marché». Philosophe Stephen Gardiner, de l’Université de Washington à Seattle dit que c’est une «parfaite tempête morale ». Tout le monde, apparemment, façonne le changement climatique dans sa propre image.
Ce qui pointe vers le vrai problème: le changement climatique est exceptionnellement amorphe. Il ne nous fournit pas de qualité définie qui lui donneraient une identité claire: pas de délais, pas de lieu géographique, pas de cause unique ou de solution et, surtout, pas d’ennemi évident. Nos cerveaux parcourent les indices habituels que nous utilisons pour traiter et évaluer l’information sur le monde, mais n’en trouve aucun. Et donc nous imposons nos propres indices. Il s’agit d’une situation périlleuse, laissant le changement climatique comme porte ouverte pour un autre des biais de Kahneman – un «biais de l’assimilation » qui déforme les informations pour les adapter aux valeurs et préjugés existants des gens.
Alors est-ce que le changement climatique est naturellement difficile, ou l’est-il juste à cause des histoires que nous avons construites autour de lui ? Par exemple, la lutte accablante et peut-être sans espoir dépeinte par les médias et de nombreux militants provoque des sentiments d’impuissance. Les scientifiques renforcent cette distance par leurs prédictions informatiques portant sur deux générations dans l’avenir et parlant sans fin d’incertitude. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques utilise le mot «incertain» plus d’une fois par page.
Les discussions sur l’économie, quant à elles, tournent invariablement vers des analyses défaitistes sur les bilans coûts-avantages. Stern propose un choix entre passer de 1 pour cent du revenu annuel maintenant, ou risquer de perdre 20 pour cent de celui-ci dans un délai de 50 ans. Ce langage est presque identique à celui utilisé Kahneman deux décennies plus tôt dans ses expériences sur l’aversion aux pertes. Est-il surprenant que, lorsque le choix est encadré comme celui-ci, les décideurs sont intuitivement attirés vers un report de l’action et plutôt prendre un pari sur l’avenir ?
Si le coût et l’incertitude sont vraiment les barrières psychologiques universels, il est difficile d’expliquer pourquoi 15 pour cent des gens acceptent pleinement la menace et sont prêts à faire des sacrifices personnels pour la conjurer. La plupart des personnes de ce groupe sont à l’aile gauche ou écologistes et ont réussi à transformer le changement climatique en un récit qui correspond à leurs critiques existantes de l’industrie et de la croissance.
Les conservateurs peuvent justifier l’inaction climatique pour des raisons de coût et d’incertitude mais, eux aussi, sont en mesure d’accepter ceux des points tant qu’ils parlent à leurs valeurs fondamentales. Comme ancien vice-président des États-Unis et climato-sceptique Dick Cheney déclarait : «Si il y a seulement un pour cent de chances pour un terroriste d’obtenir des armes de destruction massive, nous devons agir comme si c’était une certitude. »

Des valeurs fortement défendues peuvent expliquer les convictions de ceux qui sont aux extrémités du spectre politique, mais elles n’expliquent pas suffisamment l’apparente indifférence de la grande majorité de ceux qui sont entre les deux. Si on leur demande, la plupart conviennent que le changement climatique est une menace sérieuse, mais ne demandent pas à se porter volontaires.
Ce silence est similaire à celui qu’on trouve dans les violations des droits de l’homme, a fait valoir le regretté Stanley Cohen, sociologue à la London School of Economics. Il suggère que nous savons très bien ce qui se passe mais « qu’on conclut des accords tacites sur ce qui peut être publiquement rappelé et accepté ».
Notre réponse au changement climatique est étrangement similaire à un désaveu encore plus universel: la réticence à faire face à notre propre mortalité, dit la neuroscientifique Janis Dickinson de l’Université Cornell à New York. Elle fait valoir que les images explicites de mort et de décomposition ainsi que les implications plus profondes du déclin de la société et de l’effondrement sont de puissants déclencheurs de déni de mortalité.
Il y a un grand nombre de recherches montrant que les gens réagissent à des rappels de la mort avec une affirmation agressive de leur propre identité de groupe. Dickinson soutient que la polarisation politique et le déni de colère rencontré à propos du changement climatique est compatible avec cette «théorie de la gestion de la terreur ». Encore une fois, il existe une relation complexe entre notre psychologie et les récits que nous construisons pour donner un sens au changement climatique.
Pour toutes ces raisons, il est erroné de croire que les preuves scientifiques du changement climatique va se transformer directement en action – ou, au contraire, que le déni climatique peut être rejeté comme une simple désinformation. Les systèmes qui régissent nos attitudes sont tout aussi complexes que celles qui régissent l’énergie et le carbone, et aussi l’objet d’évaluations qui exagèrent les petites différences entre les gens. Le problème lui-même est loin d’être parfait et la situation n’est pas désespérée, mais, pour y faire face, il faudra une analyse plus poussée de la cognition humaine et le rôle des valeurs socialement partagées dans la construction d’une conviction.

 

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L’explication qui nous manque pour comprendre si le coût de l’électricité nucléaire augmente … ou en fait diminue régulièrement !

Comment contextualiser la déclaration récente « Le nucléaire coûtera de plus en plus cher en France » ?

Certain media répètent sans réflexion le constat, extrait du contexte, publié par la Cour des Comptes ici : qu’en est il en réalité ?

D’abord il faut rappeler que ce coût de production (par honneté elle aurait pu dire +16% en euros constants plutôt que. 20,6%) n’est pas égal au cout de l’électricité : le coût de production c’est 40% du prix de l’électricité. Reste: 40% de distribution et 20% d’impôts, taxes, CSPE,etc…

Ensuite, dire cela sans donner les clés de compréhension est une fausse vérité qu’un étudiant en économie détecte de suite.

Mis à part les 10 milliards post-Fukushima (il faudrait aussi considérer les dépenses correspondantes à faire pour réduire le risque Santé des centrales TAC brûlant du fuel, mais ça c’est mentalement pour le XXII° siècle..), ne restent que 45 milliards pour 58 réacteurs soit au bas mot un complément d’investissement de 20% pour chaque installation en moyenne: ça c’est le côté hausse.

Mais comme nous ne construisons pas assez de nouvelles tranches (un parc de 58 réacteurs amorti sur 60 ans correspond comptablement en moyenne à 1 tranche qui chaque année « sort » de sa période de remboursement du capital initial investi 30 ans plus tôt, c’est comme pour nous tous qui finissons juste de rembourser les emprunts de notre maison, notre trésorerie s’améliore subitement.
Or bien que Flamanville sera l’unique nouvelle tranche en 15 ans, au moins 4 anciennes tranches « sortent » chaque année courante en 2010-2020 et la réduction de charge d’amortissement l’emporte énormément sur la danseuse du Cotentin.
Donc en ce moment nous sommes en période de réduction très rapide des coûts annuel du nucléaire français, artificiel c’est vrai car résultant d’une carence des gouvernements envers l’intérêt du pays à prévoir au delà de l’échéance électorale suivante.

Si l’on décide de lisser les coûts sur 10-20 ans, d’un côté le coût d’installation (75% du coût du courant) monte en gros de 10 milliards pour Fukushima sur 58 tranches soit 0.15 milliards € par tranche coûtant en gros 4 Millions € par GW, ou 4% par rapport aux anciennes constructions, toutes choses restant égales par ailleurs. Mais comme leur durée de vie passe à 60 ans, théoriquement abaissant les coûts de 33%, on voit que la tendance en € constants est à la baisse, sans compter que l’expérience aidant d’autres réductions de coûts investissement + combustibles + exploitation en résultent sans tambour ni trompettes.

Il est clair que pour des journalistes ingnorants, tombant dans le panneau des professionnels de la désinformation comme Certains écologistes fondamentalistes, tirer à boulets rouges sur le Nuc leur donne de la copie et des primes de fin de mois, le tout pour cacher l’énormité des coûts réels et cachés des EnR s’accumulants sans bruit mais avec effets.

Mais comme les français sont plus matures, ils sont à 63% en faveur du Nuc et davantage chaque année…

Et ils ont raison.

Comme le rappelle Jean-Marc Jancovici sur France Info : http://www.franceinfo.fr/player/resource/476819-991117

« 8 réacteurs coutent 30 milliards €. L’Allemagne avoue avoir déjà dépensé 300 milliards € pour remplacer autant de production en EnR (facteur 10, pour les meilleurs spots et sans backup ou réseau, soit pour l’avenir un « facteur 20 à 40 »).

Sachant qu’une prolongation d’un réacteur coutera entre. 0,6 et 0,9 milliards d’euro, soit 7 milliards € pour 8 réacteurs, on gagne donc un facteur 4 en prolongeant nos centrales.

Encore faudra-t-il inciter nos présidents à augmenter un peu notre facture pour provisionner leur remplacement ultérieur par des EPR puis des surgénérateurs.

De quoi éviter de se ruiner en inutile EnR élec intermittente et rendre possible l’énorme investissement dans les énergies renouvelables chaleur et notre conversion à l’électrique, de quoi baisser de 80% à 50% la part du nucleaire dans les énergies décarbonées d’ici 2050. Le fameux et vertueux 50/50 avec les EnR !

C’est ça ou le FN au pouvoir dans les 20 ans … C’est l’économie qui rend possible la démocratie.

 

 

Pour en savoir plus sur les coûts de l’EPR comparé aux EnR : voir la n°48 ici sur le site « Quelques idées reçues sur l’énergie »

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Comment France-Info favorise les anti-nucléaires d’EELV avant les Européennes

L’adresse du médiateur de Radio France : http://espacepublic.radiofrance.fr/messages

 

De nombreux cas de petites manipulations médiatiques parsèment les articles et reportages en France. Retrouvez en fin de ce post d’autres exemples…

Petit incident dans une centrale : France Info interview systématiquement et seulement un EELV (même si cette personne n’y connait rien)

10 travailleurs ont été faiblement contaminées à la centrale de Cattenom. On peut mourir sur une éolienne, en installant des panneaux photovoltaïques sur un toit, dans une centrale thermique au gaz, comme en 2010. Mais si une petite dose de rayon (proche de l’équivalent de l’irradiation de seulement quelques scanners maximum) atteint quelques travailleurs dans le nucléaire, il faut vraiment que ça paraisse inacceptable. Donc, on en parle.

La seule information intéressante était non pas l’information du journaliste , la contamination ; mais l’information issue de la centrale indiquant que le seuil de risque n’était pas atteint (pour une irradiation : 20 mSv / an). Mais comme les journalistes n’ont le plus souvent aucune culture scientifique ou recherchent l’audience au mépris de l’information utile…

Même s’il faut tout faire dans chaque entreprise pour que les salariés évitent toute affectaction de leur santé, il s’agit donc d’un non-événement : Durant la même journée, il y aura 50 morts d’accidents domestiques en France. En comparaison, ll devient clair que France-Info fait un effet de loupe sur le nucléaire.

Ceci est déjà inacceptable. Mais ce qui suit l’est plus encore.

La journaliste s’est cru obligée de laisser la parole à Romani candidate EELV aux élections européennes dans la circonscription Est. Elle a largement le temps de déblatérer illégitimement contre le nucléaire. De déclarer qu’il ferait courir des « risques insensés » aux travailleurs. En fait, il est assez facile de vérifier à partir des enquêtes de suivi médical et sur les maladies professionnelles que les sous-traitants du nucléaires ne courent pas plus de risques que les autres travailleurs du secteur primaire. (Comme l’a rappelé Henri Proglio lors des auditions à l’Assemblée nationale, les expositions des travailleurs aux rayonnements sont très bas et diminuent encore régulièrement.)

On s’attendrait à ce que le journaliste aille faire vérifier le communiqué de l’exploitant de la centrale, par un médecin nucléaire ou un cancérologue. Ce qui lui aurait évité de faire un communiqué pour un événement, auquel on ne peut associer aucun risque. Après vérification, on s’aperçoit qu’Éliane Romani est seulement orthophoniste, profession à laquelle on accède généralement après un bac littéraire. Éliane Romani peut très bien ignorer les notions de base de physique et de radioprotection. Pourtant , on est allé la chercher comme s’il s’agissait d’un référent scientifique. C’est la pratique courant des médias : les antinucléaires comme l’a montré l’exemple de Jean-Louis Basdevant, n’osent pas débattre dans les écoles d’ingénieurs ; en revanche, on n’entend qu’eux dans la Presse et les médias. Ainsi aucune des associations pro-nucléaires, bien qu’elles soient constituées d’ingénieurs ou scientifiques n’a accès aux stations de Radio France

Si c’est là manipulation ordinaire, pourquoi faire un article ?

Et bien parce qu’il ne s’agit pas d’une période ordinaire : nous sommes déjà en campagne électorale pour les élections européennes. Nous voyons donc que par son choix de sujet France-Info favorise les partis antinucléaires et en particulier EELV. (voir aussi la photo choisie sur le site : une bonbonne de gaz (prète à exploser ?)) Le temps d’antenne devrait donc être décompté, non seulement pour EELV , mais aussi pour les autres partis qui affichent de manière démagogique leur volonté de toucher au parc nucléaire.

Nota :
Repris par un auditeur et publié par le mediateur :
http://espacepublic.radiofrance.fr/message-pour-une-information-objective-sur-les-dangers-de-leergie

JP & PB.

Autres exemples ajoutés

2) Contexte masqué dans Le Monde : « La justice japonaise interdit le redémarrage d’une centrale »

Le Monde ne dit pas dans l’article ci dessous que les « militants » plaignants habitent dans une rayon de 250 km autour de la centrale (soit près de la moitié du Japon). voir site WNN.
De plus Tepco va faire appel auprès d’une juridiction supérieure qui a déjà, dans une autre affaire similaire, rejeté la plainte de tels écolos au titre « que l’on ne pouvait pas interdire de fonctionner une centrale qui n’est pas encore approuvée par le nouveau NSA (ASN japonais post-Fuku).

Peut- on parler ici de « liberté d’expression » en France ?

On devrait dire – suite à ces troncatures permanentes biaisant l’info – que nous avons une « liberté de demi-information associée à une demi-liberté de déformation de l’information ».

« La justice japonaise interdit le redémarrage d’une centrale »

http://www.lemonde.fr/japon/article/2014/05/21/la-justice-japonaise-interdit-le-redemarrage-d-une-centrale_4422636_1492975.html

La justice japonaise interdit le redémarrage d’une centrale

Le Monde.fr avec Reuters | 21.05.2014 à 09h50

Le tribunal de la préfecture de Fukui a refusé le redémarrage des réacteurs de la centrale d’Ohi, à l’ouest de Tokyo, administrée par Kansai Electric Power. La justice a fait droit pour la première fois à une plainte de militants qui avaient demandé la fermeture d’un réacteur, rapporte la chaîne de télévision NHK.
La décision a été accueillie par des acclamations de la part des plaignants.

Ohi, comme les autres centrales nucléaires japonaises, a été mise à l’arrêt pour des vérifications de sécurité après l’accident à la centrale de Fukushima provoqué par un tremblement de terre suivi d’un tsunami en mars 2011.

Cette décision de justice risque de contrarier le redémarrage des centrales nippones, un processus déjà ralenti par les mesures administratives et par les divergences d’appréciation sur les nouvelles règles de sécurité nécessaires.

Hybridation, la révolution douce ?

Pour ceux qui ne peuvent pas passer de suite à l’électrique (chauffage, transport, industrie, agriculture,..), et si on passait par « l’hybride » ?

Des chaudières hybridées permettraient d’effacer le fioul ou l’élec au moment le plus opportun ? Guerre du pétrole, pic de froid, etc… ? Pour le neuf l’électricité reste le meilleur compromis.

Pour le transport routier, un grande adaptation de nos industries reste à lancer.

Plus de détails ici pour les Particuliers :
http://LeTransportCestElectrique.worpress.com/2014/05/02/lancement-du-projet-filiere-hybride-electrique-france-hef/

Pour les poids lourds, c’est ici :

http://roulezelectrique.com/recharge-rapide-camion-electrique-pierre-langlois/

L’Allemagne reconnait enfin que l’Energiewende est un échec. A quand pour la France ?

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Article Par Fred F. Mueller.

Sigmar Gabriel, ministre de l’Économie et de l’Énergie allemand,
vice-chancelier.

« Le 16 Avril 2014 quelques déclarations tout à fait surprenantes ont été
faites au cours d’une soirée de débat dans les locaux de SMA Solar
Technology AG, l’un des principaux producteurs allemands de panneaux et systèmes photovoltaïques :

La vérité est que la transition énergétique [« Energiewende », le plan
allemand visant à faire passer la part de la production « renouvelable »
d’électricité à 80% en 2050] est sur le point d’échouer. La vérité est que,
sous tous les aspects, nous avons sous-estimé la complexité de cette
transition énergétique. La noble aspiration d’un approvisionnement
énergétique décentralisé et autonome est bien sûr une pure folie ! Quoi qu’il
en soit, la plupart des autres pays d’Europe pensent que nous sommes fous.

…/…petit nombre, quoique grandissant, d’Allemands « sceptiques »
jetant le doute sur l’escroquerie politico-économique de taille XXL qui a
coûté à la population allemande plus de 500 milliards d’euros depuis sa
création en 2000…/….

Mais l’orateur était Sigmar Gabriel, vice-chancelier de l’Allemagne,
ministre de l’Économie et de l’Énergie, responsable de ladite « Energiewende » et président des sociaux-démocrates allemands (SPD), la deuxième grande force politique du pays. Depuis décembre 2013, il est en charge de la maitrise des coûts qui s’emballent et de la sécurité de plus en plus risquée des approvisionnements, qui ont révélé le cauchemar technique
et financier de ce projet mal conçu. Au cours des derniers mois, il semble
qu’il y ait eu quelques indicateurs très désagréables pour lui faire
admettre les vérités dérangeantes mentionnées ci-dessus alors qu’il était
entraîné trop loin par un certain nombre de lobbyistes agressifs du secteur des « énergies renouvelables ». Gabriel, célèbre pour son tempérament irascible qui, une fois déjà, a donné lieu à un échange verbal très chaud avec un célèbre journaliste en direct à la télévision, semble être devenu tout à fait sincère, quand il a laissé aller sa colère au cours du débat.

Il a dû réaliser que son propre destin politique est en danger parce que la
tâche qui lui a été assignée l’a mis dans une situation qui se traduira
inévitablement par un échec. En ce qui concerne la production d’énergie
électrique, l’Allemagne est elle-même dans une impasse. Depuis l’introduction en 2000 de la loi sur les « énergies renouvelables » (EEG) qui vise à remplacer le charbon, le gaz et la production d’énergie nucléaire par les
soi-disant sources d’énergies renouvelables, le prix de l’électricité pour les ménages a fait un bond de plus de 200%. Les clients allemands paient maintenant le second prix de l’électricité la plus chère d’Europe. Dans le même temps, l’impératif de stabiliser le réseau électrique malgré l’afflux massif et erratique des centrales solaires et éoliennes qui produisent de l’énergie
sans aucun rapport avec les besoins réels, a poussé les opérateurs à leurs
limites. Désormais, avec une part combinée de seulement 13% de la production totale d’électricité, la contribution des renouvelables est peu fiable et
met massivement en péril la stabilité du réseau électrique.

Les centrales électriques conventionnelles – les unités importantes capables
de compenser ces effets négatifs – sont poussées hors du marché et fermées à un rythme croissant. En outre, la production de CO2 de l’Allemagne n’a pas diminué puisque les centrales au charbon ont dû compenser la fermeture des
centrales nucléaires. Les coûts vont encore augmenter selon les prévisions
budgétaires alors que la sécurité de l’approvisionnement est en chute libre.
Dans le même temps, Gabriel est soumis à une intense pression de la part de certains lobbies de l’énergie « renouvelable » qui demandent toujours plus de parts d’un gâteau qui ne pourra plus être financé longtemps. Informé par
son personnel technique des vérités dérangeantes sur les limites de
faisabilité, la pression semble avoir monté d’un cran et l’a poussé à donner des conférences à ses harceleurs quand leurs cris d’orfraie ont dépassé son seuil de tolérance.

Cet incident exceptionnel, lorsqu’un leader politique perd le contrôle de
ses paroles à un tel degré, montre à quel point le chemin bringuebalant de
la mauvaise gestion à l’allemande des politiques énergétiques a atteint un
seuil critique – celui où les politiciens se sentent acculés et incapables
de produire leurs diversions habituelles. Les lois financières et
techniques, longtemps ignorées, refont surface et forcent la classe
politique allemande à abandonner sa stratégie énergétique « renouvelable »
centrée sur la production d’énergie solaire et éolienne. Puisque la seule
alternative à faibles émissions de CO2, l’énergie nucléaire, a été
diabolisée par tous les partis politiques et tous les médias, à tel point qu’il est inenvisageable d’y recourir à court terme, l’Allemagne devra revenir au charbon pour ses besoins en électricité. Ce qui, à son tour, implique que le pays devra renoncer à toutes ses aspirations de réduction des émissions de
CO2. Les politiciens allemands pourraient bientôt découvrir que la
diabolisation du CO2 est le plus court chemin pour ruiner leur carrière. Et
compte tenu de l’importance de l’Allemagne en Europe et de son rôle pionnier revendiqué dans la croisade internationale contre le changement climatique par une réduction des émissions de CO2, ce pourrait bien être le début d’une nouvelle ère pour tout débat sur ​​le climat. »

Réfutation du point n°28 sur la transition énergétique du nouveau livre de Jacques Attali : « L’économie positive »

Jacques Attali a publié : « L’économie positive » :

 Livre interessant plein de bonnes idées, mais un point semble dangereux.

Réaction réac. d’un lecteur ? Pas sur…

http://livre.fnac.com/a6021849/Jacques-Attali-L-economie-positive

L’économie positive : ce serait  selon ce livre « ENR électriques décentralisés + l’hydrogène »

Pourquoi pas si ca marchait…  Coûts déments, dangers, …à coup sur la meilleure voie pour échouer ! alors qu’il existe d’autres scénario qui, eux, assureront une réelle transition énergétique : les fameux « DECARB » de la TE.

Exemple : #Négatep par l’ONG Sauvons Le Climat (www.sauvonsleclimat.org)

#Attali l’avoue d’ailleurs :   « c’est « croire à l’impossible » ?

Il n’en est pas à sa première maladresse sur la question du nucléaire. Volonté de faire rêver à bon compte, et à fuir les faits qui fâchent, quitte à sacrifier le principe de réalité ?

 

Qu’en dit Valentin #Przyluski, conseiller de #Montebourg et expert consulté pour ce livre ?  Il faudrait lui demander…

En effet, la décentralisation et la centralisation sont en fait complémentaires. Elles cohabiteront de facon harmonieuse si on en décide à temps. En aucun cas il n’est souhaitable écologiquement de déconcentrer à tout va.

Matières premières (métaux, béton,…) espace réquisitionné, dangers (incendies liés au PV, transports exceptionnels, infra-sons de l’éolien, intermettence fossile à 75%, risques pour la faune, délocalisation du carbone consommé,..), risque sur les emplois pérennes, tout plaide pour le discernement. Seules les ENR chaleur qui remplacent réellement les énergies fossiles méritent d’être développées largement et de facon décentralisée (PAC, biomasse, etc…)
 

Extraits du livre motivant cette présente critique :

   « Proposition n°28 : Encourager les énergies renouvelables »

 

« Des millions de foyers, des milliers de famille produisent déjà leur propre énergie et leur nombre croit à mesure que le cout des infrastructures diminue

Les grandes révolutions économiques de l’histoire adviennent quand des nouvelles technologies des communication convergent avec de nouveaux systèmes d’énergie

Selon Jeremy Rifkin, la troisième sera le fruit de l’association entre les énergies renouvelables et les technologies d’internet.

Ces deux systèmes décentralisés et collaboratifs sont régis par une logique de croissance non plus verticale et hiérarchisée mais latérale

L’industrie de demain sera ainsi axée sur les 5 piliers suivants :

1) L’essor des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectrique, la biomasse, la géothermie, l’énergie des vagues et des marées,

 

2) Le développement de la production de certaines de ces énergies (notamment éoliennes et solaires) au niveau de l’habitat individuel

D’où le projet de « 190 millions de centrales électriques en Europe »

 

3) La promotion de l’hydrogène pour aider au stockage de l’énergie produite de manière intermittente

 

4) Le recours à internet pour réguler les flux d’échanges énergétiques entre producteurs et consommateurs

 

5) La généralisation du véhicule électrique

 

Une déclaration du parlement européen relative à l’établissement d’une économie verte de l’hydrogène et d’une troisièmes révolution industrielle en Europe

Sur la base d’un partenariat avec les régions et les villes engagées, les PME et les organisations de la société civile témoigne de la prise conscience par l’Union européenne de ce changement de paradigme sectoriel

Les actions concrètes doivent à présent suivre.

La France accuse un retard criant par rapport à d’autres pays tels que le Danemark ou l’Allemagne qui ont su prendre le virage de ce troisième révolution industrielle.

 

Piste de travail et méthodologie : En France, la région Nord Pas de Calais fait figure de pionnière en matière de transition énergétique et de développement d’une économie post-carbone.

Cette initiative est porteuse de nombreuses potentialités notamment en matière de création d’emploi et de développement économique positif.

Il est temps aujourd’hui d’opérer  un changement d’échelle au niveau national.

 

[…]

2. Il est aussi nécessaire de mesurer les effets nuisibles de la culture du zéro risque.

L’approche microéconomique permettant d’analyser les comportements des acteurs est plus puissante pour faire changer les règles du jeu que les statistiques n’apportant pas de solution concrète

 

[…]

 

Au risque d’apparaitre comme un idéaliste, je reste persuadé que la seule facon de sortir de la crise actuelle n’est pas de faire du neuf avec du vieux

L’économie positive est avant tout un état d’esprit

Croire que c’est possible, ou plutôt quand les temps sont difficiles, croire à l’impossible. »

 

 

 

 

Tout est dit !

 

Commentaires sur le net :

 

http://www.pauljorion.com/blog/?p=52218

 

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221163782/economie-positive-fait-con

 

Le blog :

http://www.attali.com/livres/pour-une-economie-positive-groupe-de-reflexion-preside-par-jacques-attali

 

 

Désintox : Décryptage de la désinformation anti-nucléaire sur France 3 le 4/10/2013

France 3 a donné ce soir des gages à une fraction du pouvoir actuel : Les Verts.

En effet, la France réalise progressivement que certains font fausse route en voulant diminuer le nucléaire au lieu de l’augmenter.

Il faut donc rapidement remobiliser les consciences.

On s’assoit sur la vérité ? On extrait des propos du contexte ? On ne donne la parole qu’aux anti les plus idéologues ? Qu’importe pourvu qu’on satisfasse une partie de l’audience.

Aucune distance, aucun droit de réponse, on manipule sans vergogne. Mais peut-être certains veulent entendre les deux versions ?

C’est pourquoi, pour ceux qui souhaitent se faire une opinion à charge mais aussi à décharge, voici quelques décryptages de cette manipulation :

 

1) Amalgame entre nucléaire  civil et militaire.

Si la naissance d’une technologie vient souvent des militaires (internet, …), sa contribution à l’émancipation humaine n’en est pas moins possible et légitime. Tout outil peut être mal utilisé. A nous de saisir cette chance pacifiquement.

La prolifération nucléaire n’est pas un argument valable pour rejeter le civil. N’importe quel état qui veut la bombe n’a pas besoin du civil pour s’en doter. ce fut le cas en Israel, et le plus souvent ailleurs.

L’opacité militaire a forcément mis du temps avant de quitter le civil. Depuis l’ASN, nous bénéficions d’un bonne transparence.

 

2) Montrer la candeur de 1950 pour se moquer du progrès.

Etre obligé de montrer des images très anciennes, faisant miroiter qu’on multipliera les récoltes en utilisant l’atome est instructif sur les procédés et argument éculés qu’on mobilise pour chercher à justifier son propos…

L’Homme apprend en marchant. Cela prend du temps. Comment nier que le confort nous vient de la science ? Certe, des effets pervers nécessitent correction, mais bien peu à coté des bénéfices (durée de vie en bonne santé, souffrances en baisse, émancipation humaine du fait du confort matériel).

Il est temps d’accomplir cette mutation vertueuse : les énergies fossiles (70% du mix) doivent céder la place à une énergie plus propre : l’électricité (20% du mix, à passer à 40%. Le reste aussi est à développer : les ENR chaleur ou non intermittentes : à passer de 10 à 40% (biomasse, ENR non intermittentes))

 

3) « En l’an 2000, il faudra construire 900 réacteurs nucléaires pour se passer du pétrole »

D’où vient ce chiffre ? Ce serait plutot 40 en plus.

58 réacteurs, pour 60Gw de puissance installée donne 41% du mix. (dont la moitié en chaleur inutilisée qu’on pourrait affecter presque gratuitement au chauffage urbain). Donc 20% du mix final peut facilement passer à 40% du mix puisque les EPR seront 30% plus puissants.

Bernard Laponche, idéologue bien connu, de parfaite mauvaise foi, tire sa gloire d’incarner l’opposition « scientifique ». Resterait à être convainquant.

Paul Quilès, qui semble bien peu connaitre le sujet, retrouve une parole qui parait bien lui manquer…

 

4) Francois de Closet, qu’on l’aime ou pas, définit bien le rapport entre risque et peur : il y a  incapacité humaine à mesurer la baisse du risque et à le relativiser avec les risques alternatifs des fossiles (pourtant une différence en millions de morts, et en mille milliards d’euros de développement social en moins   sur seulement les 30 premières années).

 

5) L’erreur magistrale de l’arret de Superphenix :

L’arret aurait été justifié ? Contre-vérités ! Après les habituels défauts de jeunesse, il a parfaitement fonctionné pendant toute la fin de son existence. Son arrêt, est, de l’avis de tous les esprits éclairés, une parfaite ineptie. L’investissement était fait, il rapportait de l’argent et de l’électricité, fonctionnait parfaitement pendant la dernière année, son démantèlement allait couter énormément d’argent avant amortissement, il permettait de disposer d’une belle avance sur les surgénérateurs qui seront de toute façon construits d’ici 2030 pour savoir recycler 95% des déchets. Il était donc dangereux de démontrer que cela marchait. On est allé jusqu’à le saboter pour empecher son redémarrage éventuel.

Donc un gage donné par Jospin à son allié Vert (D. Voynet).

Une erreur historique dont le gouvernement devrait soigneusement éviter le renouvellement: l’arrêt prématuré d’un seul réacteur nucléaire, c’est 100 millions d’euros par an en moins d’impôts et charges perçues par l’Etat et les collectivités locales, donc autant de perdu pour le financement de la transition énergétique.
Et surtout 1 milliards de gain pour la nation chaque année (nouvelles centrales et matières fossiles importées évitées, productivité gagnée, dédommagements).
Soit 10 milliards en 10 ans. Donc, la sécurité est prioritaire; dès lors qu’elle est assurée, ne soignons pas dogmatiques. Tarir l’offre pour forcer la demande à s’adapter est une très mauvaise méthode.

 

6) Le nucléaire cautionnerait la violence policière ?

Les manifestants cherchent à se victimiser. Il faut du sang pour prouver la violence de l’adversaire.

C’est plutôt l’irresponsabilité des anti-nucléaires qui crée la panique et donc la désobéissance civile. Elle ne permet pas de construire une vision mature et responsable des technologies les moins délétères comme le nucléaire, même en cas d’accident. La candeur du désir de 0 mort est infantile. Grandissons.

Les opposants prétendent qu’une alternative renouvelable est possible, que ce n’est que la faiblesse des investissements qui expliquent pour l’instant le recours au nucléaire. Grave erreur méconnaissant totalement l’évolution de la science. On ne développe une industrie que sur une technologie jugée mature. Ce n’est pas le cas quand le vent ou le soleil ne sont plus là. Aucun technicien n’arrivera à changer cela. Cessons d’espérer inutilement car on agit pas pendant ce temps là.

 

7) L’accident Three Miles Island serait la preuve que le nucléaire est dangereux en occident : c’est le contraire !

Les enceintes de confinement garantisse justement que les rejets sont minimes. Même à Fukushima, il n’y aura pas de morts dus à la radioactivité. Bien sur l’impact social (déplacement, stress,…) crée des morts (1400 au moins d’après les Japonais. C’est bien trop, mais c’est trois jours de tabac en France. Si on se passait du nucléaire, ce serait 7 millions de morts en sus du fait de la pollution, des guerres supplémentaires, et de la paupérisation. Les ENR ne rapportent pas, elles coutent. (y compris en emplois nets puisque non compétitifs).

 

8) Le fantasme du « lobby nucléaire »

Toute industrie défend ses objectifs. Le SER, lobby des énergies renouvelables est très actif pour capter la rente grandissante des subventions d’état. Les élus souvent mafieux en profitent. LA décentralisation est une aubaine. La Cour des Comptes ne devrait pas prôner un peu vite « une simplification du droit » si l’objectif de 23% d’ENR est inique.

Et le lobby public est bien plus honnête que le lobby privé. Que le meilleur gagne s’il est efficace.

Les grands corps n’ont pas à rougir d’avoir sorti la France de l’électricité fossile, sans risque important.

L’ingratitude ne doit pas nous animer. Au contraire.

 

9) « Le nucléaire fonctionne en vase clos, c’est ce que va démontrer Tchernobyl »

La dilution et l’anti-cyclone a globalement épargné la France. On y peut rien. Mais c’est forcément un complot.

Pourtant les panaches visibles sur internet sont parlant. 3 jours sur la France au lieu de 10 jours ailleurs. Mais personne ne les regarde. Et personne n’a affirmé le contraire. contrairement à la rumeur urbaine.

Même Libération a fait son mea culpa sur ses jugements hâtifs du Pr Pellerin, honnête scientifique, mais mauvais communiquant, car paraissant nier la réalité.

Corinne Lepage est peu au fait des réalités scientifiques (heureusement que d’autres avocats sont plus lucides aux gouvernement…). C’est son fond de commerce, elle l’a bien compris.

Et les journalistes emboitent le pas de tout « mensonge d’état » sans preuve aucune. L’important est le buzz et la vente des articles.

Personne ne comprend rien aux doses. Donc on nous ment forcément. Facile de nous égarer.

Pourtant c’est simple : les millisieverts sont aisés à comprendre : 100 est le tout début d’un faible risque de cancer.

La radioactivité naturelle de 20 à 50 mSv constatée dans certains pays n’engendre aucun effet.

Donc une dose de moins 1 mSv liée à Tchernobyl , même en Corse, n’implique aucun risque humain. On vit toute sa vie avec des doses bien plus fortes (Scanners, radios, vol en avion). Mais chacun veut douter, pour ne pas être « manipulé »…

 

10) L’EPR serait cher et en retard. En fait non.

Cette tête de filière a pris un temps normal si on compare avec les autres premières centrales. Les maitres d’œuvre ont simplement un peu bluffé. La construction en série résorbera aisément cet surcouts (comme la Chine le démontre chaque jour).

11) Les élus seraient achetés ? C’est bien le moins que les régions bénéficient de cette rentabilité.

Parlons en d’ailleurs : contrairement à ce qui est affirmé : le démentelement et l’enfouissement des dechets est parfaitement compris dans le prix bon marché de son électricité : moins de 64 euros, comme l’a démontré la Cour des Comptes. Contre 90 pour l’éolien, aux nuisances extansivent en ne fonctionnant que 23% du temps ! ou le solaire, à 200 euros, et 15% du temps ! Ouvrons les yeux.

 

12) « Nous produisons 30% au dessus de nos besoins ». Faux. On ne produit pas assez. Puisque 80 de l’énergie n’est pas nucléaire.

« L’électrique serait abusivement développé pour offrir des débouchés au nucléaire »

Poncif bien connu : l’électricité est utile, remplace les fossiles. Les équipements économes sont plus chers, souvent hors de porté des Français. Et cette énergie dispose d’un coefficient d’efficacité incomparable !

 

13) L’incident du Blayais : on aurait frôlé la catastrophe ? Faux. Aucun risque sérieux.

Un simple refroidissement est facile à restaurer. Deux gros tuyaux d’arrosage suffisent !

Et les groupes électrogènes sont surélevés afin d’éviter un arrêt du refroidissement en cas de marée.

Un Tsunami n’est pas une inondation. Et le confinement de l’enceinte évite le risque. Sans compter les filtre à sable qui évitent la contamination à 90%. Mieux qu’au USA.

 

14) « Une religion le nucléaire ? »

La religion peut être autant anti-nucléaire que pro-nucléaire. Il faut sortir des catéchismes.

Les Français réfléchissent. Ils sont très largement opposés à la sortie. Et de plus en plus depuis 2011.

 

15) « Les Allemands démontrent qu’on peut sortir du nucléaire ».

Ce serait une bonne nouvelle. Il est évident que c’est faux. La morts distillée par le charbon ne baisse pas. Et même elle augmente. De quoi donner un mauvais signal pour le climat. Soyons exemplaires, nous les les riches.

La baisse du nucléaire éradique donc toute chance de baisser les fossiles.

On oublie soigneusement de préciser que le solaire et l’éolien, massivement déployés à grands frais, ne produisent en fait que bien peu en moyenne ! Ce n’est pas la puissance installée qui compte. De plus la qualité du courant (variable) est plus complexe qu’on ne pense à réguler. Elle ne se stocke pas et doit être produit constamment.

L’intermittence des ENR, sans stockage, empêche tout espoir de réussite de la politique Energiewende allemande.

D’autant que le foisonnement n’existe pas. A chaque anticyclone le charbon seul produit l’électricité.

 

16) « Le prix n’intègre pas l’assurance »

Le pétrole / gaz non plus. Et eux font des milliers de morts chaque jour dans le monde !

Combien coutent les guerres du pétrole (Irak, Libye, Iran) ? combien coutent les particules mortelles en Europe ? des milliers de milliards d’euros.

Cette énergie d’avenir est porteuse d’espoir, bien plus crédible que les ENR.

Pas besoin d’avoir confiance, les faits démontrent que notre choix fut le bon.

Le modèle franco-suédois est une exception, oui.

Soyons-en fiers et développons le au lieu de mentir sciemment aux Français.

La liberté d’expression oui, pas la liberté de désinformer.

Honte à la télévision publique France 3.

Voir plutôt l’émission récente et davantage équilibrée : « le nucléaire, la grande explication » sur France 2 ici.