Loi transition énergétique: schizophrénie à propos de l’empreinte des EnR… (Titre IV)

12 fois plus de cuivre dans une éolienne que dans une centrale nucléaire, etc… alors faisons appliquer cette loi :

Extrait du « TITRE IV » transmis au sénat :

LUTTER CONTRE LES GASPILLAGES ET PROMOUVOIR L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE :
DE LA CONCEPTION DES PRODUITS À LEUR RECYCLAGE

Article 19
5° La transition vers une économie circulaire.
I ter (nouveau). – Après le même article L. 110-1, il est inséré un article L. 110-1-1 ainsi rédigé :
Art. L. 110-1-1. – La transition vers une économie circulaire appelle une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des matières premières primaires ainsi que, en priorité, un réemploi et une réutilisation et, à défaut, un recyclage des déchets, des matières premières secondaires et des produits. La promotion de l’écologie industrielle et de la conception écologique des produits, l’allongement de la durée du cycle de vie des produits, la prévention des déchets, des polluants et des substances toxiques, le traitement des déchets en respectant la hiérarchie des modes de traitement, la coopération entre acteurs économiques à l’échelle territoriale pertinente et le développement des valeurs d’usage et de partage et de l’information sur leurs coûts écologique, économique et social contribuent à cette nouvelle prospérité.

Conclusion : Tout à fait d’accord avec cet article L.110-1-1.

Cependant il condamne les éoliennes et les panneaux photovoltaïques.

En effet, dans une éolienne terrestre qui produit pendant 20 % du temps, l’équivalent de sa pleine puissance, il faut dimensionner la partie électrique pour la puissance maximum. Donc, si on la compare à la machine électrique d’un groupe turbo-alternateur de centrale thermique ou nucléaire qui produit pendant 80 % du temps l’équivalent de sa pleine puissance, l’éolienne a énergie produite identique sur l’année va immobiliser 4 fois plus de cuivre. Mais dans un groupe turbo-alternateur, le refroidissement direct du cuivre permet des densités de courant électrique 2 fois supérieures. L’éolienne immobilise donc pour son générateur électrique 8 fois plus de cuivre. Mais ce n’est pas tout, les éoliennes modernes produisent un courant électrique à tension régulée mais à fréquence et intensité variables. Ce courant électrique ne peut donc pas être injecté sur le réseau électrique. Il faut le redresser et ensuite l’onduler d’où une nouvelle immobilisation de cuivre. Au total et pour les machines performantes, il faut compter sur 12 fois plus de cuivre dans une éolienne terrestre que dans un groupe turbo-alternateur produisant la même énergie électrique annuelle.
Or le cuivre est un métal rare, donc cher et ceci d’autant plus que la qualité exigée est très élevée. Son extraction et sa purification font intervenir des process très polluants.

Les aimants permanents demandent des alliages contenant des terres rares de la famille des lanthanides. Eux aussi sont très onéreux et nécessitent des process de purification très polluants. Ils sont pour la plupart d’entre eux importés de Chine.

Puis il faut raccorder au réseau électrique une machine qui ne produira sa pleine puissance que 20 % du temps. Il faut cependant que le raccordement soit dimensionné pour la pointe de puissance. Par rapport à un groupe turbo-alternateur produisant la même énergie annuelle, il faut immobiliser des câbles qui contiennent 4 fois plus d’aluminium. Métal également difficile à extraire par des process polluants.

Enfin, ces machines ne peuvent pas, par construction, participer aux services exigés par le système électrique c’est-à-dire, le réglage de la fréquence et de la tension.

S’agissant des panneaux photovoltaïques tous importés de Chine, ils ont un contenu en carbone plus important que le carbone qu’ils permettront d’éviter pendant leur cycle de vie. (NDLR: en France)

En revanche cet article justifie pleinement le choix responsable fait par la France sur la fermeture du cycle du combustible nucléaire. En effet, le retraitement permet de récupérer les matériaux fissiles comme le plutonium et l’uranium 235 de retraitement. Il permet également de trier les déchets et de les classer en fonction du risque qu’ils feraient courir s’ils étaient dispersés dans l’environnement et de leur période (ou demi-vie) radioactive. Puis d’adapter les conteneurs et les sites de stockage en conséquence. A noter que la réutilisation du plutonium divise par 2 la masse des transuraniens ou actinides mineurs. Un pays qui déploie une industrie nucléaire doit adopter le cycle fermé pour ne laisser aux générations futures que des déchets dûment répertoriés suivant en cela le Plan National de Gestion des Déchets Radioactifs approuvé par les Parlementaires

(Source : extrait d’un rapport de http://www.sauvonsleclimat.org en cours sur la PLTECV)

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