L’Europe de l’énergie, modèle allemand ou modèle franco-suédois ?

Alors que le CO2 croit beaucoup plus vite que prévu sur notre terre (400 ppm à Hawaï, record après 2 millions d’années…) et continue d’atteindre des niveaux alarmant sans que les gouvernement ne s’en émeuve réellement (cf. article des Echos ici) beaucoup se demandent comment l’Europe pourrait prendre en compte cette problématique du réchauffement climatique.

Première piste : la plaque de cuivre européenne.

L’étude Roadmap 2050 se propose d’investir 3 000 milliards d’euros pour transformer le continent en « plaque de cuivre » ENR avec un peu de nucléaire.  Seul problème : peu de cash disponible, et ROI non démontré car pas vraiment de « foisonnement » soleil et vent vu les anticyclones et dépressions atmosphériques observées sur le continent : quand cela souffle à Barcelone, cela ne souffle pas forcément à Copenhague… (sans parler des nouveaux besoins d’interconnexions peu surmontables).

Seconde piste : Negawatt.

Seul problème, les ENR sont très aléatoires, récemment elles produisent de moins en moins… (source Manicore). Cf. la chute du facteur de charge en Allemagne de 45% à 20% ! (courbe rouge)

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Et donc le fait est que ces ENR électriques gaspillent nos finances en ne faisant pas réellement baisser les fossiles (ils sont seulement passés de 70% à 60% du mix en 30 ans en Allemagne ! le début est-il le plus facile ?) mais faisant baisser seulement le nucléaire. Nul lobby de l’atome derrière ce constat, on n’aurait pas d’état d’âme pour ce dernier s’il ne représentait pas une importante partie de la solution pour l’éviction des fossiles…

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Troisième piste : Negatep

L’ONG Sauvons Le Climat, très en pointe sur les analyses énergétiques, s’est forgé une opinion sur le sujet : l’Allemagne, c’est beaucoup de Greenwashing électrique mais pas de réels progrès sur les énergies fossiles, à la différence de la Suède et de la France. Elle donne donc son avis lors du débat national, le DNTE (cliquer ici).

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Plusieurs modèles s’offrent donc à nous.

Doit-on basculer vers une Europe « Allemande », avec arrêt du nucléaire, importation massive de gaz russe et installations généralisée d’éoliennes et de photovoltaïque ? Et bien, nous, au RESSEC, nous répondons non ! (Comme  ici Ulrich Beck !) car nous considérons que ce choix serait catastrophique pour l’Europe. Très onéreux en période de crise, périlleux pour l’indépendance nationale, le climat, la vulnérabilité économique et sociale.

C’est pourquoi Sauvons le Climat propose son scénario, comme compromis raisonnable : Negatep. (cousin moins vertueux mais plus réaliste que notre scénario idéal :  RESSEC 2050 ici !)

En effet, seul un couple ENR chaleur + l’électricité (hydroélectrique, nucléaire et solaire à concentration au sud) largement étendue à toute l’économie parait réellement prometteur, en parallèle de fortes économies d’énergie (-20% malgré l’augmentation de la population française) d’ici 2025.

La presse française, tombée dans la pensée unique du lobby vert.

Comme dit JM Jancovici : « En effet, à écouter les politiques et (beaucoup de) journalistes réunis, l’Allemagne nous montre le chemin vers un avenir tout en renouvelables. Ca c’est la théorie, mais que disent les chiffres ? » (Voir Manicore : cliquer ici) :

Le contraire ! si on suit leur lubies, les fossiles ne baisseront pas réellement vu leur intermittence sans stockage.

En effet, tous ces commentateurs s’expriment sans connaitre réellement les modèles techniques et économiques complexes qui les sous-tendent.

Ne serait-ce que la composition d’une facture EDF…!

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ou celle de la CSPE :

– EnR : 58,8% (en très forte hausse);

– Cogénération : 10,3% (en baisse, mais bientôt partiellement renflouée par une “prime de capacité”, à l’instar de Landivisiau);

ZNI : 27,9% (en hausse continue);(Zones Non Interconnectées au réseau métropolitain continental (soit DOM, Corse et îles bretonnes)

– Disposition sociales (c-à-d Tarif de Première Nécessité et Fonds de Solidarité Logement) : seulement 2,8% !

L’un de ces journalistes est Guillaume DUVAL, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques et auteur d’un brillant ouvrage : « Le modèle allemand, au delà des mythes« .

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Malgré sa clairvoyance sur la situation outre-Rhin, il tombe souvent avec son journal dans le bien-pensant sans nuance, que la presse adopte pour glaner quelques financements verts et pour ne pas briser les rêves de ses trop rares lecteurs : la réalité n’est pas vendeuse, masquons là quitte à encourager une crise majeure et le basculement de l’Europe dans le fascisme (exemple d’article peu réaliste ici).

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Sa participation à un débat organisé le 11 juin 2013 par l’association In Vivo à Boulogne Billancourt a donné quelques clés qu’on peut écouter ici sur la situation économique.

Mais la conclusion raisonnable qu’on attendait n’en est pas tirée. Il imagine « investir quelques milliers de milliards d’euros pour la transition énergétique ». Oui, mais chaque euro compte et plutôt que 1 300 milliards pour sortir du nucléaire en France, on doit choisir d’investir dans un ROI avéré : 600 milliards dans un duo ENR chaleur + nucléaire / solaire concentration pour tarir nos importations fossiles et rendre enfin résiliente notre société capitaliste. Passer de 20% d’énergie nucléaire à 50% d’ici 2050 est l’objectif prioritaire. Car non, le prix de l’électricité ne croitra pas autant que celui des fossiles si on s’y prend bien.

Comme renchérit la Revue Passages  « Les dépenses d’énergie représentent une ponction très importante sur les ressources des entreprises comme sur celles des particuliers. Elles ont atteint, en 2011, 3.1% du PIB alors qu’elles ne représentaient que 1% dans les années 1990. De nouvelles hausses sont à craindre au cours des prochaines années malgré le ralentissement économique mondial. La compétitivité de nos entreprises est en péril ; beaucoup de citoyens ont atteint le seuil de l’insupportable et se retrouvent en  situation de précarité. Le commerce extérieur est dramatiquement impacté avec un déficit de 69.6 Md € en 2011 dont 62.4 Md imputables à la facture énergétique et 30 Md aux seuls achats de produits pétroliers pour le secteur des transports. »

Si le rêve de Guillaume Duval d’un « service public européenne de la conversion écologique » qui piloterait opérationnellement une transition énergétique de décarbonisation volontariste partout en Europe est très intéressante et prometteuse, reste donc à voir quel mix serait choisi et quels lobbies serait servis en premier vu l’intérêt collectif. Les ENR chaleur pour remplacer fioul et gaz et l’écologique nucléaire ? ou malheureusement plus probablement les ENR électriques intermittentes importées et directement et indirectement souvent polluantes, deux fois plus chères que le nucléaire et nécessitant un backup gaz ou charbon à 75% de sa production ? Devinez.

Si l’Allemagne revient sur son arret du nucléaire, casus belli isolationniste annulant les fondements de l’Europe depuis la communauté du charbon et de l’acier, il est souhaitable effectivement que, à l’instar de la Californie qui supplée à la précarité de la Louisiane, l’Allemagne s’engage vers une péréquation grecque. De toute façon, c’est probablement au pied du mur du fascisme émergeant que l’Europe s’empressera de promulguer son fédéralisme…

FACT CHECKING

Pour aller dans le détail, son chapitre consacré à l’énergie dans son livre « Made in Germany » énumère à notre avis quelques manques de nuance que nous nous proposerons de relever :

D’abord faire croire que les ENR électriques peuvent toutes seules, sans stockage intégral de l’énergie, répondre aux besoins à venir, « contrairement au nucléaire dont personne ne veut ». (sic, demandez aux anglais, et aux autres, et même aux japonais…! Fukushima étant une preuve de plus du caractère acceptable des risques les plus improbables au regard des alternatives fossiles.)

Le tableau ci dessous donne un premier indice : les prix (transports, subventions, autant de critères rédhibitoires à prendre en compte).

tableau prix energie allemagne france espagne

Ensuite énoncer quelques vérités isolées, toujours à décharge et rarement à charge, et surtout non mises en perspectives :

FACT CHECKING A PROPOS DE CE LIVRE  (les propos sont cités en italique et gras ci dessous)

A partir de la page 89 :

1)       A NUANCER : “Les Allemands sont plus « écolos” que les Français, c’est une affaire entendue”

C’est surement vrai pour les individus.

Mais les français ne produisent que 6 tonnes de CO2 par individu par an alors que l’Allemagne est proche des 10 tonnes : + 62% !

Donc pour la pollution de l’air et du sol liés aux fossiles : la France est bien plus vertueuse que l’Allemagne

(Autre exemple : le lobbying sur la règlementation chimique REACH est bien moins écologiste en Allemagne qu’en France.)

Voir aussi : Une analyse du nucléaire civil en Allemagne :

http://www.infoguerre.fr/documents/dossier_nucleaire.pdf

2)      FAUSSE VERITE : “Les contraintes complémentaires que les Allemands se sont imposées depuis trente ans dans ces domaines sont un des ressorts essentiels du rebond actuel de l’industrie allemande.”

Cela reste à démontrer vu les surcouts de l’électricité affichés plus haut, l’industrie serait au contraire plus dynamique sans ces contraintes. Tout en devenant moins délétère pour l’environnement car le statut quo est insupportable vu le niveau de pollution constaté. Et les faillites du solaires démontrent le contraire.

Et socialement c’est injuste : La différence de prix de l’électricité vaut surtout pour les ménages. Pour les industriels, le différentiel Allemagne /France est faible grace à la distortion volontaire des prix. Bruxelles vient d’ouvrir une enquête pour concurrence déloyale… A suivre.

3)      A NUANCER : “bien que l’Allemagne soit désormais un pays où l’industrie pèse deux fois plus qu’en France dans la production de richesse, l’intensité énergétique de son PIB, c’est-à-dire la quantité d’énergie nécessitée pour produire un euro de richesse, est inférieure à celle de la France : 138 kilos d’équivalent pétrole pour 1000 euros contre 143 en France en 2009, selon les données rassemblées par Global Chance. (cahier n°30. Nov 2011 www.global-chance.org ) “

Il faudrait analyser plus finement cette composition du PIB et les coefficients retenus (l’énergie primaire fausse la comparaison pour le nucléaire) Et voir si l’assiette est comparable :

En effet : “En France, la productivité énergétique finale s’est accrue en moyenne de 1,1%/an entre 1990 et 2004, contre seulement 0,6%/an au niveau primaire, du fait du rôle croissant du nucléaire dans la production d’électricité.”

De plus la presse rappelle :

« le poids de l’immobilier (20%) dans le PIB de la France est bien plus important qu’en Allemagne et l’évolution des prix immobilier ne fait qu’accroitre cet écart. »

Il faut aussi ajouter les spécificités de chaque pays dans le calcul du PIB comme celui de la France qui inclut dans le calcul du PIB des loyers fictifs comme avantage en nature quand vous êtes propriétaire de votre logement.

4)       Cette année là, chaque Allemand a consommé en moyenne 3,84 tonnes d’équivalent pétrole d’énergie contre 4,05 pour un Français, soit un écart de 5% bien que le climat soit sensiblement plus défavorable outre-Rhin.”

Oui. Le fait que le climat soit plus rude en Allemagne les a conduit à bien isoler leurs maisons, alors que dans de nombreuses provinces françaises, on ne se chauffait pas avant-guerre. Mais il y a sophisme ! contrairement à ce qui tout le monde dit « l’énergie qu’on ne consomme pas n’est pas forcément la moins chère » ! mieux vaut chauffer à l’électricité un logement assez bien isolé, que le chauffer au gaz. L’isolation était chère, elle doit être réservée aux passoires énergétiques. La production massive et bon marché est une partie de la solution, évitant de tout miser sur une isolation généralisée inatteignable.

5)      FAUSSE VERITE : “Nous gaspillons allègrement [l’électricité] :

« dans le secteur résidentiel, chaque francais consommait en moyenne en 2009 2 553 kWh d’électricité contre 1 692 pour un Allemand, 50% de plus (et encore 27% si on ne tient pas compte du chauffage électrique plus répandu en France…)”

Quel gaspillage ? on importe moins de gaz russe, c’est tout ! L’électricité en France est vertueuse (bien plus propre, et utile pour la précarité énergétique) et on doit en consommer d’avantage si elle se substitue aux fossiles et si l’isolation progresse raisonnablement.

6)       FAUX SOUS ENTENDU : “La situation est analogue dans le tertiaire avec une consommation d’électricité supérieure en France de 36% quand on la ramène au nombre d’habitants”

Cela ne signifie rien puisque cette consommation se substitue aux fossiles, elle est donc vertueuse contrairement à ces affirmations. Idéologie, quand tu nous tiens…

8)       ILLUSION : “Du coté de la production d’énergie renouvelable, les écarts qui se sont creusés sont impressionnants : en 2010, l’Allemagne disposait de 17 fois plus de puissance photovoltaïque installée qu’en France, de 5 fois plus de solaire thermique, produisait 16 fois plus de biogaz, avait installé 1,5 fois plus de pompes à chaleur.”

 La puissance installée du PV / éolien n’est pas une fin en soi si elle encourage des énergies fossiles en backup. Surtout si les panneaux sont produits en Chine avec du charbon (mais sous licences allemandes juteuses…)

Avec la même puissance installée en éolien+PV que la France en nucléaire, l’Allemagne ne produit que 22% d’électricité décarbonée, et la France plus de 90%, en intégrant l’hydroélectrique dans les 2 pays ! Où est le bug M. Duval 😉  !

9)       FAUSSE VERITE : “Il faut dire que la France est une bien mauvaise référence dans ces domaines : elle est le seul pays d’Europe où la part de l’électricité produite à partir de sources renouvelables soit inférieure aujourd’hui à ce qu’elle était au début des années 1990 et elle est aussi, avec le Royaume Uni le pays d’Europe le plus éloigné des objectifs qu’il a promis d’atteindre en 2020 en terme d’énergie en provenance de sources renouvelables.”

Les objectifs fixés à l’Allemagne par l’Europe sont de –21% mais de 0% en France vu ses succès passés (sources ici). Ce n’est pas honnete de ne pas le citer. La France avait une grande avance sur l’Allemagne (12% au lien de 4% en 1991), les progrès sont donc plus spectaculaires. Mais seule la fin justifie les moyens. Ici, aucune vision stratégique des finalités et des résultats.

Et l’énergie renouvelable n’est pas un objectif en soi vis-à-vis du climat, ce qui compte, c’est la part d’énergie décarbonée. La biomasse est renouvelable, mais les centrales allemandes à bois consomment en fait du bois d’importation d’autres continents dont ils contribuent à la déforestation (voir l’émission de ARTE sur les arnaques à l’énergie verte).

10)   FAUSSE VERITE : P 98 : “Un des problèmes centraux que pose le nucléaire civil reste bien l’usage potentiellement militaire, ou terroriste, que l’on peut faire des technologies et des matériaux en usage dans la production d’énergie. On s’en rend bien compte en Iran et on a bien failli le voir en Irak et en Libye. “

95% des pays ont développé la bombe sans nucléaire civil (Israël, Corée du Nord, etc…). Point besoin de nucléaire civil.

Et on doit rappeler que le développement économique vertueux apaise les tensions internationales et rend possible la détente et le désarmement collectif.

Les pays dotés de nucléaire civil sont contrôlés étroitement par l’AIEA. Ceci deviendra coercitif avec le temps.

Et les filières industrielles sont rigoureusement segmentées pour éviter la propagation de connaissances dangereuses.

Il n’est point besoin de nucléaire pour faire du terrorisme : un couteau suffit, sinon un avion ! Les attaques cybernétiques sont aussi à la mode.

La sécurité dans le nucléaire dissuade les terroristes qui se tournent vers d’autres ressources (engrais nitratés, par exemple).

Les visites de Greenpeace dans les centrales nucléaire hors de l’enceinte en béton ne prouvent aucunement que des dégats importants peuvent y être causés pour l’humanité, contrairement aux sabotages des puits de pétrole et de gaz.


11)   FAUSSE VERITE : “De ce fait, le nucléaire civil est, reste et restera une technologie qui ne peut être mise en œuvre que dans un cadre très controlé par un Etat central fort, exerçant une surveillance policière constante sur et autour de toutes les installations et de tous les maillons de la chaine. Et cela dans un contexte d’une organisation elle-meme contralisées et étatisée du système électrique.”

L’énergie éolienne est tout autant centralisée dans son exploitation même si la source ne l’est pas. Les alternatives fossiles sont autant, voir davantage militarisées et provoquent bien davantage de guerres, trafic d’armes, corruption et morts.

Cet argument est donc réfutable. (cf. l’attaque du site algérien de production de gaz). Il joue sur les réflexes libertaires des individus : « ma soumission à un ordre républicain, exercé par le biais de la police, est une atteinte à ma liberté… » N’y a t il pas un équilibre à trouver entre sécurité et liberté ? Vision adolescente du monde ? L’alternative implique quel coût à payer ?

D’un point de vue géopolitique, le nucléaire est même très favorable car notre dépendance à un pays comme la Russie est bien plus faible :

La France s’approvisionne tout à la fois en Algérie, aux Pays-Bas, en Norvège et en Russie (15% environ pour ce dernier pays), l’Allemagne dépend elle à environ 50%, de la Russie.

Ainsi, l’Allemagne est très sensible à la reprise de consommation de fossiles cf. schéma ci dessous.

resilience énergie allemagne france

Source : référence du site

12)   FAUSSE VERITE : “Davantage encore que les arguments à proprement parler environnementaux, notamment ceux concernant les déchets radioactifs dangereux pendant des milliers d’années dont on ne sait pas quoi faire, c’est cela surtout que la plupart des Allemands ne supportent pas : le nucléaire implique nécessairement le règne de l’étatisme dans la sphère énergétique.Or pour nos voisins, l’étatisme, surtout dans des domaines à fortes potentialités militaires, porte un risque majeur : celui du retour aux folies du XX siècle.”

Le cycle de gestion des déchets est désormais bien maitrisé. Le projet CIGEO à Bures en est la preuve (après Soulaisne et Morvilliers)

Les matières fissiles prélevées dans le sol y sont réintroduites vitrifiées et elles ne seront pas dangereuse quand elles viendront à se décomposer dans quelques dizaines de milliers d’années. La population ne hiérarchise pas facilement les dangers et ignore la composition de Gaïa, la facon dont la nature régule ses matières. Cf. l’exemple du réacteur naturel d’Oklo en Afrique. (Source ici)

Le traitement et recyclage de l’uranium irradié et du plutonium relèvent de la politique française de réutilisation énergétique des déchets, comme pour le traitement des déchets agricoles et ménagers. Les Allemands ont arrêté le retraitement et laisseront le combustible usé (U et Pu) à la charge des générations futures.

13)  UNE VERITE A RAPPELER AUX VERTS : Dans un autre domaine, l’Allemagne recyclait en 2009 73% de ses déchets d’emballage contre 56% seulement en France. “

Oui, la France doit apparemment progresser.

A Marseille, où après 100 ans de pollution de la Crau a été réalisée dans le zone de Fos l’installation de traitement des déchets ménagers la plus moderne d’Europe, les Verts s’opposaient encore une fois au projet

Allez comprendre.

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